En visitant musées et galeries lors de chacun de mes voyages, mon œil s’est formé. J’ai osé copier ces œuvres que je découvrais avec émotion. Puis je suis passée par l’abstrait en peinture à l’huile ou pastel sur papier, par l’aquarelle, par l’argile en modelant de petites têtes « Les beautés singulières » ; j’ai créé des masques pour des marionnettes et d’autres à porter sur scène.
Il y a cependant un médium que je pratique en continu, c’est le collage.
Je découpe ou déchire à partir d’un fond d’images collectées depuis des années. J’explore les inversions, les effets de miroir. J’ouvre une perspective insoupçonnée, un accès à l’inconscient. Je laisse émerger l’émotion pour la sublimer. J’aime ces instants où « ça se fait », je me sens l’instrument qui capte un souffle qui a besoin d’être vu et entendu. Je complète parfois par des éléments graphiques au feutre, supprime ou détourne, mettant en lumière un sens nouveau. Puis vient l’aquarelle qui fait corps-lien-matière. Je salis ou rehausse, cherchant le mélange de couleurs imparfait qui me va parfaitement. Ce qui compte, ce n’est pas la maîtrise, c’est être dans le mouvement.
Expos
1997 — Expo collective, Huiles sur toiles et papiers — Estalagem de Colares, Portugal pour Fundação para a Infância
2024 — Expo individuelle, Collages : Paysages intérieurs — L’Autre thé, Paris pour les ateliers-théâtre de Lizet Alvarado, en aide aux femmes victimes de violence
